Les différences entre l’anodisation et la peinture pour la finition des profils en aluminium
Deux types principaux de finition sont pratiqués sur les profilés extrudés en aluminium utilisés dans la construction : la peinture, par thermolaquage ou par laquage humide, et l’anodisation.
Chaque procédé comporte son lot d’avantages et de points faibles. Étudions ci-dessous leurs atouts respectifs.
Les deux processus de finition
La peinture
L’application d’une peinture sur des profilés d’aluminium obtenus par extrusion est possible par la technique du thermolaquage. Concrètement, ces profilés reçoivent une poudre colorée, fixée par un courant électrique, avant d’être soumis à une température de 200 degrés dans un four spécial.
Le phénomène de polymérisation produit une couche de laque durcie sur toute la surface de l’aluminium. Pour la peinture, un autre traitement est possible par pulvérisation directe sur l’aluminium, appelée laquage humide, qui donne aux profilés un aspect beaucoup plus lisse.
L’anodisation
Le processus d’anodisation de l’aluminium consiste à provoquer la formation d’une mince couche d’oxydation sur la surface des profilés, à l’aide de procédés chimiques tels que le bain d’oxyde métallique.
Cette oxydation, très contrôlée, n’altère pas la qualité du métal, mais agit comme un film de protecteur tout en conservant l’aspect métallisé de l’aluminium. La coloration des profilés s’obtient pareillement par procédé chimique.
La peinture, le choix de l’esthétique
Le principal atout d’un traitement par thermolaquage réside dans le choix de la couleur ou de la texture, extrêmement vaste et varié. Le thermolaquage donne aux profilés une couleur parfaitement uniforme au sein d’un même lot.
Sur des profilés anodisés employés par exemple dans la fabrication de portes et fenêtres, il est même possible d’appliquer une couleur différente sur la surface exposée à l’extérieur.
La projection de peinture liquide permet quant à elle d’élargir encore les possibilités de finition, avec un choix de teintes et de textures quasi illimité.
À l’inverse, cette même déformation entraînera la rupture de la couche d’oxyde sur un profil anodisé, exposant le matériau aux agressions de l’atmosphère.
Pour cette raison, ces profilés ne devront être traités par anodisation qu’une fois leur forme définitive adoptée.
Une plus grande résistance
En plus du choix de son aspect, le traitement par thermolaquage garantit aux profilés d’aluminium une haute résistance de la surface peinte, qui rend leur utilisation recommandée dans les milieux très exposés, tels que le littoral marin.
La qualité de la peinture n’est pas altérée par l’application de produits acides, d’autant moins que son épaisseur peut être augmentée pour faire face aux conditions les plus hostiles.
L’anodisation, pour une durabilité maximale
La durabilité de l’aluminium après un traitement par anodisation constitue sa première force. Un profilé anodisé offre une grande résistance aux frottements et à l’usure. La couche d’oxyde qui l’enveloppe agit comme un revêtement anti-corrosion.
Le pouvoir protecteur de ce revêtement oxydé est proportionnel à son épaisseur, et prouve bien son efficacité lorsque les profilés sont soumis aux intempéries. Cette durabilité des profilés traités par anodisation, moins chers à la fabrication, réduit en outre notablement les coûts de maintenance et de remplacement.
Durée de vie plus longue
Les profilés d’aluminium traités par anodisation possèdent la faculté d’être gravés au laser sans que le revêtement soit détérioré, puisque seul le pigment de couleur est éliminé. Ils sont appréciés pour la bonne tenue de la couleur face aux rayons ultraviolets.
Très facile d’entretien, l’aluminium anodisé ne nécessite pour son nettoyage que de l’eau et du savon. Plus qu’une finition, l’anodisation représente une transformation de la surface de l’aluminium. C’est pourquoi un profilé anodisé affiche une durée de vie de plusieurs dizaines d’années s’il est régulièrement entretenu.



